Les conseils du saltimbanque

Les moyens de paiement en voyage ? Mes astuces de baroudeur.

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Les conseils du saltimbanque – Episode 2


Pour cet épisode, je vous mets à la fois la vidéo et un texte détaillé présentant mon organisation.


GÉRER SON ARGENT EN VOYAGE : CARTES BANCAIRES, CASH ET PORTEFEUILLES ÉLECTRONIQUES




Lorsqu’on voyage au long cours, la gestion de l’argent est un sujet essentiel. Il ne suffit pas de disposer d’une carte bancaire : il faut aussi anticiper les pannes, les blocages, les vols, les difficultés de retrait et les particularités des systèmes de paiement locaux.

Après des années de voyage, je vous présente mon organisation personnelle et les solutions que j’utilise pour pouvoir continuer à voyager, même lorsque l’une d’entre elles devient indisponible.

1. DEUX PRINCIPES FONDAMENTAUX : LA REDONDANCE ET LA RÉPARTITION DES RISQUES

Deux notions sont essentielles lorsqu’on voyage et que l’on réfléchit à ses moyens de paiement.

La redondance, tout d’abord, consiste à disposer de plusieurs systèmes parallèles permettant, si l’un tombe en panne, de prendre le relais.

La répartition des risques, ensuite, repose sur un principe simple : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Par exemple, évitez de conserver tous vos papiers, toutes vos cartes bancaires et tous vos moyens de paiement dans une seule banane ou un seul sac à dos. Si vous perdez ce sac ou qu’on vous le vole, vous risquez de vous retrouver dans une situation particulièrement compliquée.

Il faut donc répartir ses affaires et ses moyens de paiement à différents endroits.

L’objectif est simple : faire en sorte qu’un incident isolé ne vous prive pas de toutes vos possibilités de paiement.

2. LES CARTES BANCAIRES : DEUX SYSTÈMES TOTALEMENT INDÉPENDANTS

Pour les cartes bancaires, je recommande de disposer de deux ensembles de deux cartes, soit quatre cartes au total, réparties entre deux systèmes indépendants.

Premier ensemble : le système principal

Il comprend deux cartes bancaires liées à deux comptes bancaires différents, ainsi qu’un téléphone associé à un numéro français permettant de recevoir les SMS de validation des opérations bancaires.

Deuxième ensemble : le système de secours

Il comprend également deux cartes bancaires, liées à des comptes bancaires distincts, ainsi qu’un deuxième téléphone équipé d’une autre carte SIM française.

Cette carte SIM peut, par exemple, être un forfait à 2 € par mois, dès lors qu’il permet de recevoir les SMS nécessaires aux opérations bancaires.

Les deux ensembles doivent être réellement séparés, aussi bien physiquement que dans leur fonctionnement.

Le système de secours doit être conservé dans un endroit isolé du reste de mes affaires. Il ne s’agit pas simplement d’avoir quatre cartes dans le même portefeuille, mais de disposer d’une véritable solution de remplacement.

Personnellement, je dispose de quatre comptes bancaires : N26, Revolut, BoursoBank et ma banque traditionnelle. Cette organisation me permet de répartir mes moyens de paiement entre plusieurs établissements.

3. QUELLES CARTES BANCAIRES CHOISIR ?

Je recommande de privilégier les néobanques, qui proposent souvent des cartes intéressantes pour les voyages à l’étranger, avec des commissions réduites, voire inexistantes, sur certaines opérations et certains retraits.

Personnellement, j’utilise trois néobanques :

  • Revolut ;
  • N26 ;
  • BoursoBank.

La quatrième banque que j’utilise est une banque traditionnelle (ma banque historique).

Visa ou Mastercard ?

Je recommande de disposer d’au moins une Mastercard, comme celle que j’utilise chez N26, et de compléter avec des cartes Visa.

Pourquoi ? Parce que l’acceptation des cartes varie selon les pays et les établissements. Même si les refus restent relativement rares, il peut arriver qu’une Visa ne fonctionne pas là où une Mastercard sera acceptée, et inversement (Visa étant le système le plus répandu)

Disposer des deux réseaux permet donc de diversifier les possibilités de paiement.


Prévoir une carte adaptée à la location de voitures

Parmi mes quatre cartes, je recommande également d’avoir au moins une carte à débit différé, souvent appelée carte de crédit.

Elle peut être particulièrement utile pour louer une voiture, car certains loueurs exigent une carte de crédit pour effectuer une préautorisation ou une caution.

Attention toutefois : les conditions varient selon les loueurs et les pays. Il faut donc toujours vérifier les exigences avant de réserver.

4. QUELQUES BONNES PRATIQUES POUR SÉCURISER SES CARTES

Le système de secours doit être conservé dans un endroit bien isolé du reste des affaires.

Je recommande également de verrouiller les cartes bancaires de secours lorsqu’elles ne sont pas utilisées. Elles restent ainsi disponibles en cas de besoin, tout en limitant les risques d’utilisation frauduleuse.

Même principe pour le téléphone de secours : il faut vérifier les paramètres de sa carte SIM et désactiver les appels internationaux si l’on n’en a pas besoin, afin de limiter certains risques de frais imprévus.

Il faut toutefois conserver la possibilité de recevoir les SMS de validation bancaire lorsque cela est nécessaire.


Sécuriser les achats sur Internet

Sur l’ensemble de mes cartes bancaires, je recommande de désactiver les paiements sur Internet lorsque cette possibilité est proposée par la banque.

Pour les achats en ligne, je privilégie les cartes bancaires virtuelles, qui sont faciles à remplacer en cas de piratage ou de compromission des données.

Remplacer une carte virtuelle est généralement beaucoup plus simple que de devoir faire opposition à une carte physique et attendre son remplacement lorsqu’on se trouve à l’autre bout du monde.

Dans mon organisation, les achats de billets d’avion constituent une exception pour laquelle je peux utiliser directement une carte physique lorsque cela est nécessaire.


5. COMMENT PAYER SUR PLACE ?

Première solution : retirer de l’argent liquide aux distributeurs

La méthode la plus classique consiste à utiliser sa carte bancaire pour retirer de l’argent dans un distributeur automatique, un ATM, puis à payer ses dépenses en espèces dans la monnaie locale.

Mais attention : même lorsque votre banque ne vous facture aucune commission, la banque locale qui gère le distributeur peut vous en appliquer une.

En Afrique, par exemple, les frais prélevés par les distributeurs peuvent se situer autour de 4 à 8 € par retrait.

Ces montants varient selon les pays, les banques et les distributeurs.




6. LES PORTEFEUILLES ÉLECTRONIQUES : UNE SOLUTION TRÈS PRATIQUE EN AFRIQUE

L’utilisation des portefeuilles électroniques s’est considérablement développée en Afrique ces dernières années.

Dans de nombreux pays, ils constituent aujourd’hui un moyen de paiement particulièrement pratique, notamment dans les villes de petite et moyenne importance.

Le fonctionnement est simple : lorsque vous prenez une carte SIM locale, renseignez-vous auprès de votre opérateur pour ouvrir un portefeuille électronique associé à votre numéro de téléphone.

Vous pouvez ensuite utiliser ce portefeuille pour régler vos achats auprès des commerçants qui acceptent ce mode de paiement.

Vous pouvez également envoyer de l’argent directement à une autre personne, à condition qu’elle dispose elle aussi d’un portefeuille électronique.

Ces transferts d’un portefeuille à un autre sont devenus très courants dans de nombreux pays africains.

Parmi les services les plus connus, on trouve notamment Orange Money, Wave et MTN MoMo, …

Pourquoi utiliser un portefeuille électronique ?

Le principal avantage est de limiter considérablement son besoin d’argent liquide.

En Afrique, l’un des problèmes récurrents lorsqu’on paie en espèces est celui de la monnaie. Les commerçants n’ont pas toujours suffisamment de petites coupures pour rendre la différence.

Avec le portefeuille électronique, le paiement se fait pour le montant exact : fini les difficultés pour récupérer sa monnaie !

Le liquide reste néanmoins indispensable en complément. Il vous servira lorsque le paiement électronique n’est pas accepté, lorsque le réseau est insuffisant ou lorsque vous vous trouvez dans un petit village où les espèces restent le seul moyen de paiement disponible.

Ces transactions entraînent généralement de petits frais ou commissions. Ils restent souvent modestes, mais il est préférable de vérifier les tarifs appliqués par l’opérateur local.

Pour voyager en Afrique, le portefeuille électronique et l’argent liquide sont donc deux moyens de paiement complémentaires.


7. LA CARTE DJAMO : UNE SOLUTION PARTICULIÈRE (toujours pour l’Afrique)

Un moyen de paiement intéressant à connaître est la carte Djamo.

Djamo propose notamment une carte Visa internationale prépayée qui n’est pas directement rattachée à un compte bancaire traditionnel.

Elle peut être obtenue relativement facilement dans les pays où le service est disponible, notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Elle permet de régler des achats et, selon les conditions applicables, de retirer de l’argent aux distributeurs automatiques.

Quel est son intérêt ?

Son principal intérêt, pour moi, concerne les retraits d’espèces.

Avec une carte bancaire étrangère classique, les distributeurs locaux peuvent appliquer des commissions à chaque retrait. Pour limiter le coût de ces frais, on est alors souvent tenté de retirer des sommes importantes à chaque opération.

Avec une carte Djamo, les conditions de retrait peuvent être différentes de celles appliquées aux cartes étrangères classiques. Cela peut permettre de retirer des sommes plus modestes, sous réserve de vérifier les frais effectivement appliqués par Djamo et par le distributeur concerné.

Cette carte peut donc être intéressante pour les voyageurs qui circulent dans les pays où Djamo est disponible (Pays francophone d’Afrique de l’Ouest)

En revanche, je déconseille de l’utiliser systématiquement dans d’autres pays sans avoir vérifié les conditions de change. Les conversions monétaires peuvent être moins avantageuses que celles proposées par d’autres cartes (typiquement : ne pas l’utiliser au Cameroun ou au Congo …)

Il faut donc distinguer les pays où le service est disponible de ceux où la carte peut simplement être utilisée sur le réseau Visa.

8. COMMENT ALIMENTER SES PORTEFEUILLES ÉLECTRONIQUES ?

Il existe plusieurs façons d’alimenter un portefeuille électronique.

La première consiste à retirer de l’argent liquide dans un distributeur automatique, puis à se rendre dans un kiosque spécialisé pour déposer cet argent sur son portefeuille.

Personnellement, je n’utilise jamais cette méthode.

Je préfère alimenter directement mes portefeuilles électroniques à partir de ma carte bancaire internationale, en utilisant des applications de transfert d’argent.

J’en ai trois sur mon téléphone :

  • Sendwave ;
  • Western Union ;
  • MoneyGram.

Le principe est simple : on associe une carte bancaire internationale à l’application, puis on effectue un transfert vers son portefeuille électronique local.

Lorsque le service est disponible et que la transaction est validée, l’argent arrive généralement en quelques secondes.

Quels sont les frais ?

Les frais varient selon l’application, le pays, le montant transféré et le moyen de paiement utilisé.

Sendwave propose parfois des transferts à environ 1 € de commission. MoneyGram peut être un peu plus cher, tandis que les tarifs de Western Union varient considérablement selon les conditions du transfert.

Il faut donc comparer les frais avant chaque opération, sans oublier de tenir compte du taux de change appliqué.

Pourquoi utiliser trois applications différentes ?

Pour les mêmes raisons que celles évoquées précédemment : la redondance et la répartition des risques.

D’abord, une application peut ne pas fonctionner dans un pays donné.

Ensuite, les tarifs peuvent varier d’un service à l’autre.

Enfin, les accords entre les applications de transfert et les opérateurs de portefeuilles électroniques ne sont pas toujours les mêmes. Selon le pays et le service utilisé, certaines combinaisons fonctionneront alors que d’autres ne seront pas disponibles.

C’est pourquoi je recommande de disposer de plusieurs applications.

Utiliser une carte virtuelle différente pour chaque application

Je recommande également d’associer à chacune de ces applications une carte bancaire virtuelle différente.

Dans mon organisation, je verrouille les cartes virtuelles associées aux deux applications que je n’utilise pas à ce moment-là, en laissant déverrouillée celle dont j’ai besoin.

Cela permet de mieux isoler les risques en cas de problème de sécurité et de limiter le nombre de cartes actives simultanément.

Faites vérifier votre identité avant votre départ

Un point essentiel concernant les applications de transfert d’argent et les portefeuilles électroniques est de faire vérifier votre identité avant votre départ, ou dès l’ouverture de votre compte.

Les opérateurs peuvent notamment vous demander une copie de votre passeport ou d’autres justificatifs d’identité. Cette procédure peut prendre du temps et nécessiter une connexion Internet stable.

Cette vérification est importante, car les plafonds de transfert ou de paiement peuvent rester relativement bas tant que votre identité n’a pas été confirmée. Vous risquez alors de vous retrouver bloqué au moment où vous devez transférer une somme plus importante.

Il est donc préférable d’effectuer ces démarches en amont, lorsque vous disposez encore de bonnes conditions de connexion et que vous pouvez facilement transmettre les documents demandés.

Western Union : une solution de secours pour récupérer du liquide

Western Union présente un autre avantage intéressant : si vous vous retrouvez à court de moyens de paiement, il est possible, sous réserve de disposer d’un moyen de financement accepté, de vous envoyer de l’argent à vous-même depuis l’application.

Vous pouvez ensuite récupérer cet argent en espèces dans un point de retrait Western Union, selon les services disponibles dans le pays concerné et les conditions applicables au transfert.

C’est une solution de dépannage particulièrement utile lorsqu’on voyage au long cours et que l’on rencontre un problème avec ses cartes bancaires.

Il faut néanmoins anticiper les éventuelles difficultés : cette solution suppose de pouvoir financer le transfert, d’avoir accès à l’application ou à un autre moyen de l’effectuer, et de disposer d’un point de retrait accessible. Des frais et des vérifications d’identité peuvent également s’appliquer.

9. FAUT-IL EMPORTER DES DEVISES EN ESPÈCES ?

Oui, absolument. Mais tout dépend de la manière dont on voyage et de l’usage que l’on compte en faire.

Pour des vacances classiques, certains voyageurs choisissent de fonctionner essentiellement en espèces et de changer leur argent dans les bureaux de change locaux.

Personnellement, lorsque je voyage au long cours, je considère surtout les devises en espèces comme une réserve de sécurité.

Elles me servent dans trois situations particulières.

Première situation : en cas d’urgence

Imaginez que vous vous retrouviez quelque part sans argent disponible sur vos cartes bancaires, à la suite d’un problème technique, d’un blocage bancaire ou d’une difficulté à effectuer un retrait.

Disposer d’une réserve de devises permet alors de changer de l’argent sur place et de continuer son voyage.

C’est une sécurité supplémentaire qui peut se révéler précieuse lorsqu’on est loin de chez soi.

Deuxième situation : dans les pays où les cartes internationales fonctionnent mal ou pas du tout

Certains pays présentent des difficultés particulières pour les paiements par carte bancaire internationale.

L’Iran, par exemple, est coupé des réseaux financiers internationaux en raison des sanctions. Les cartes bancaires étrangères classiques n’y sont donc pas utilisables.

Le Nigeria présente également des difficultés dans certaines situations, notamment pour trouver des distributeurs accessibles et compatibles avec les réseaux internationaux.

Dans ces pays, disposer de devises en espèces peut devenir indispensable pour financer son séjour.

Troisième situation : lorsque les taux de change officiels et parallèles sont très différents

Dans certains pays, il peut exister un écart important entre le taux de change officiel et celui pratiqué sur les marchés parallèles.

Dans une telle situation, il est utile d’emporter des devises en espèces pour obtenir davantage de monnaie locale lors du change (Attention : ce n’est pas forcément légal.)

Et si l’on se retrouve malgré tout à court de cash ?

Dans certains pays, comme l’Iran, les cartes bancaires internationales classiques ne fonctionnent pas. Il est donc indispensable de prévoir suffisamment d’argent liquide.

Mais que faire si vous vous retrouvez malgré tout à court de cash en Iran ?

Une solution de dépannage peut consister à utiliser un compte PayPal. Dans certaines situations, il est possible de trouver un bureau de change ou un intermédiaire disposé à vous remettre de l’argent liquide en échange d’un transfert effectué vers une personne de son réseau vivant en Europe.

Le principe est simple : vous effectuez un transfert à distance, puis votre interlocuteur vous remet l’équivalent en espèces sur place.

Attention toutefois : cette solution doit rester un recours exceptionnel. Les commissions peuvent être très élevées, parfois de l’ordre de 10 à 25 % selon les conditions proposées.

(Attention, le risque de fraude est réel). 

Cette solution illustre néanmoins un principe important du voyage au long cours : même lorsqu’un moyen de paiement habituel ne fonctionne plus, des alternatives peuvent parfois exister, à condition d’en connaître les limites et les risques.

Mon principe reste simple : les espèces en devises constituent avant tout une réserve de sécurité. Elles complètent les cartes bancaires et les portefeuilles électroniques, sans remplacer ces moyens de paiement.

10. DOLLARS OU EUROS : QUELLE DEVISE EMPORTER ?

Personnellement, je privilégie le dollar américain, même si j’emporte également des euros.

Pourquoi ?

Parce que, dans certains endroits, il arrive que les euros soient acceptés au même taux que les dollars, sans tenir compte de leur valeur réelle respective. On peut alors perdre de l’argent au moment du change.

L’euro reste néanmoins une devise largement convertible dans le monde.

Mon conseil est donc d’avoir un peu des deux, en privilégiant la devise qui sera la plus facile à changer dans les pays traversés.

Pensez également aux différentes coupures !

Un autre détail auquel on ne pense pas toujours concerne la taille des billets que l’on emporte.

Je recommande d’avoir un assortiment de coupures, avec des petits billets, par exemple de 20 dollars, et des billets de plus grande valeur.

Les petites coupures permettent de changer uniquement la somme nécessaire, sans devoir échanger un montant trop important.

À l’inverse, lorsqu’on souhaite changer une somme plus conséquente, les gros billets peuvent parfois bénéficier d’un taux de change plus avantageux que les petites coupures.

Dans certains bureaux de change, un billet de 100 dollars peut ainsi obtenir un meilleur taux que cinq billets de 20 dollars représentant pourtant la même somme.

L’essentiel est donc de diversifier à la fois les devises et les coupures, afin de conserver un maximum de souplesse dans la gestion de son argent en voyage.


11. LE PRINCIPE À RETENIR : TOUJOURS AVOIR UNE SOLUTION DE SECOURS

Les banques, les applications de transfert d’argent et les portefeuilles électroniques évoluent constamment. Leurs tarifs, leurs conditions d’utilisation et leur disponibilité varient également selon les pays et les périodes.

Plutôt que de donner une liste de solutions qui risque de devenir rapidement obsolète, je préfère expliquer les principes qui guident mon organisation personnelle : la redondance, la répartition des risques et la diversification des moyens de paiement.

À chacun ensuite de vérifier les possibilités offertes par les différents services au moment de son voyage et dans les pays qu’il prévoit de traverser.

L’objectif reste le même : pouvoir continuer à disposer d’argent, quelles que soient les difficultés rencontrées sur la route.

En voyage au long cours, mieux vaut prévoir plusieurs solutions avant d’en avoir besoin que chercher désespérément un moyen de paiement lorsqu’on se retrouve bloqué.


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