Journal de bord, Saison 3 - 2026 - Afrique

Jef alias François Perrin alias « La Chèvre »

Cet article est également disponible en : English

Carnet de route du 21 juin au 12 juillet 2026

Dans ce chapitre :

Un shérif américain au Tchad, trois Franco-Camerounais aux vies dignes d’un roman, une réparation mécanique qui dégénère, une excellente galette bretonne au cœur de Yaoundé, une carie dentaire et une urgence ophtalmologique qui aurait pu mettre un terme au voyage… J’envisage sérieusement d’écrire la suite de La Chèvre. Et je n’aurai même rien à inventer !

23 juin – Deux Afriques.

À midi, petit plaisir : galette bretonne, puis crêpe chocolat-banane au restaurant le Biniou à Yaoundé. La patronne est une vraie bretonne installée au Cameroun depuis 1986… toute une vie. Addition : une quinzaine d’euros.
Le soir, retour dans le petit quartier populaire où j’ai loué un petit 2 pièces. Au menu du soir, de la street-food. J’ai le choix entre du poulet braisé ou du cochon. Pour changer je choisis le cochon, en spécifiant de limiter le piment. En général, j’aime assez manger épicé mais depuis quelques temps, je sens que j’ai les intestins fragiles, donc je limite. Cette fois le repas est à 1,50 €, coca compris !
C’est un peu ça, l’Afrique d’aujourd’hui. On peut voyager avec un budget de routard ou dépenser presque comme en Europe. Même chose pour les routes : on peut rester sur le goudron ou aller chercher les pistes. Il y a vingt-cinq ans, la question ne se posait même pas : c’était street-food et piste de latérite de manière quasi exclusive. Les temps changent.

Côté mécanique, j’ai enfin reçu les nouveaux joints. Ils me semblent effectivement plus fins que ceux montés au Nigeria. En revanche, je commence à me demander si je ne suis pas parti sur un mauvais diagnostic depuis le début.
Il y a bien eu une fuite. Ça, c’est certain. Voyant de température, liquide sur le sabot, vase d’expansion qui se vide…
Sauf que depuis, malgré quelques roulages (limités certes de peur de faire chauffer la moto et de détériorer le moteur) impossible de reproduire cette satanée fuite.
Du coup, je soupçonne désormais une durite qui passe un peu trop près du pot d’échappement. Avec mon pot adaptable, elle aurait normalement dû être remplacée par une durite métallique. Ça n’a jamais été fait (je l’ai achetée ainsi) et j’ai pallié le problème en enroulant de la protection thermique autour de ladite durite. Si cette dernière a légèrement bougé lors du remontage au Nigéria, la durite pourrait avoir été légèrement percée par la chaleur puis la fuite s’estprovisoirement colmatée par contact de ce même pot d’échappement.
Bref, demain démontage et on verra bien.

📸 La curiosité du jour

En Afrique, les vendeurs de rue vendent absolument tout et n’importe quoi. On finit par croire avoir tout vu. Eh bien non. Aujourd’hui, j’ai découvert un nouveau concept : les vendeurs ambulants de photos d’identité. Ils se promènent avec de grandes planches présentant des dizaines d’exemples de photos, un peu comme un menu de restaurant. Au début, je me demandais ce qu’ils pouvaient bien vendre. Puis j’ai réalisé que j’étais juste à côté de l’hôtel de ville. L’endroit où les gens viennent refaire leurs papiers administratifs. Ces rabatteurs sont là pour attirer les clients vers les nombreux photographes et laboratoires photo du quartier. Visiblement, la concurrence est rude.


24 juin – Malade

Bon…
Le cochon d’hier soir a décidé de se venger. Nuit terrible à faire des allers-retours assez peu glamour.
Aujourd’hui repos !
La moto attendra.


25 juin – Le malade pas si imaginaire imaginaire

J’émerge péniblement.
L’estomac reste susceptible, mais je peux enfin envisager de m’éloigner de plus de 10 mètres des WC.
Pendant que je récupère, je cogite. Et plus je réfléchis, plus je me dis que j’ai peut-être raconté n’importe quoi depuis dix jours.
Je suis désormais presque persuadé que la fuite ne venait pas des joints, mais de cette fameuse durite.
Si c’est bien ça, j’aurai perdu une dizaine de jours, dépensé quelques centaines d’euros… et failli mettre mon visa pour la RDC en péril.
Tout ça parce que Monsieur était persuadé d’avoir trouvé la panne dès les cinq premières minutes.
j’enrage.



26 juin

Les joints sont changés. La durite était intacte. Donc ce n’était pas elle.
La moto est remontée.
Demain, verdict.
J’essaie de ne pas m’emballer. Avec cette moto, on ne sait jamais laquelle de nous deux va gagner, elle peut être capricieuse. 


27 juin – Cette fois le départ ?

La moto semble de nouveau en état de marche.
Et surtout… Peter, le mécanicien nigérian, était innocent.
Après comparaison, les joints que j’avais reçus sous emballage BMW étaient tout simplement trop épais. Comme quoi, même une pièce d’origine peut être… la mauvaise pièce d’origine (en fait, vérification faite sur le joint.. l’inscription dessus semble indiquer que les pièces étaient correcte. Pourtant, elles étaient plus épaisses que les anciennes défectueuses … je me perds en conjecture …)
 
L’après-midi, je fais deux rencontres formidables.

J’ai passé plusieurs heures avec deux Franco-Camerounais qui totalisent à eux deux plus d’un siècle d’Afrique. L’un a sillonné le continent pendant quarante ans comme forestier puis pour installer des antennes GSM.
Des histoires incroyables.
Je pourrais les écouter pendant des journées entières.


29 juin – Changement de programme

La moto est pratiquement prête.
Enfin… presque.
Un filetage du carter d’embrayage me paraît un peu fatigué. Je n’insiste pas. Avec l’aluminium, mieux vaut parfois s’arrêter un quart de tour avant la catastrophe. Mais il me faut réparer cela avant de repartir. 

Pourtant si je décide de rester encore quelques jours à Yaoundé, ce n’est pas pour cette vis.
C’est pour Olivier et Gaby. Les deux métis franco-camerounais. 
Ils ont vécu mille vies.
Je ne me pardonnerai pas de repartir sans enregistrer quelques-unes de leurs histoires.
Les kilomètres, c’est bien.
Les rencontres, c’est bien mieux.


1er juillet – Emballage pédagogique

Repas du soir : moins de deux euros.
Poulet, brochettes, banane plantain, maïs…
Et le maïs était emballé dans une copie de devoir de géographie.
J’ai donc révisé le Cameroun en mangeant.
Le recyclage a parfois beaucoup d’imagination.


2 juillet – Le shérif du Tchad

Aujourd’hui, j’ai interviewé Jacques, Gaby et Olivier (à venir prochainement en vidéo sur YouTube).

Parmi toutes les histoires, il y en a une qui vaut son pesant de cacahuètes, pardon d’arachides (afin d’être conforme au parler local 😉).

Elle m’a été racontée par un Franco-Camerounais. Son père était breton, sa mère camerounaise. Ils se sont rencontrés à une époque où les mariages mixtes étaient loin d’être courants (et c’est un euphémisme … fin des années 40. Je vous laisserai découvrir en vidéo le récit de la demande en mariage de son père auprès du papa Camerounais au village fin des années 40). 

L’anecdote du jour se passe près de Moundou, au Tchad.

Il roule tranquillement quand il voit arriver dans son rétroviseur un énorme 4×4 américain, marqué « Police », gyrophares allumés.

Il se range pour le laisser passer.

Le 4×4 le dépasse, se rabat devant lui et l’oblige à s’arrêter.

En descend un Américain bedonnant, en uniforme, avec une étoile de shérif comme dans les films.

— Vous rouliez trop vite.

Et il lui dresse une contravention.

Un shérif américain. Au Tchad.

Il y avait, à proximité, une importante implantation américaine. Base ou entreprise, je ne sais plus. Toujours est-il qu’ils considéraient que la route longeant leur site relevait de leur juridiction. Ils avaient donc leur propre shérif chargé d’y faire respecter la limitation de vitesse…


3 juillet – Une réparation qui devait prendre cinq minutes …

Je vais au garage pour une « réparation » prévue.

Réparation est un grand mot : il suffit de changer l’une des vis et d’en mettre une plus longue. Je pourrais le faire facilement si je savais où aller pour trouver cette fichue vis…

Je laisse le mécano travailler pendant que je discute avec deux Anglais (de fait, un Anglais et un Sud-Africain) qui traversent l’Afrique dans un Land Rover de 1957. Ils sont tous deux pilotes de ligne basés à Hong Kong.

Grave erreur de ma part.

Lorsque je reviens, le mécano me dit avoir terminé. J’examine la « réparation ». Les rondelles qu’il a mises afin de servir d’entretoise tournent librement. Je lui en fais la remarque et lui demande de resserrer le tout.

Et là, c’est le drame : au premier quart de tour, la vis casse nette…

Mais comment ?????….

Plutôt que de prendre le temps de trouver une vis de la bonne longueur, il avait coupé l’ancienne et avait soudé une autre à son extrémité…

Sur une barrière de jardin, peut-être (et encore).

Sur une vis de carter qui doit être serrée au couple… beaucoup moins.

Résultat : la soudure a cassé au premier desserrage. Le problème est que l’autre morceau de vis est resté dans le carter. Et ce qui devait être une intervention de cinq minutes se transforme en un nouveau démontage intégral de la moto.

La morale du jour ? Parfois, vouloir gagner dix minutes est le meilleur moyen de perdre une demi-journée… Le système D africain a ses limites.

(Et je ne comprends même pas comment il a pu penser que c’était une bonne idée !!!)

Le patron, vraiment cool et désolé, me dit qu’il prend la réparation à sa charge mais quand même… relou, cette histoire.


4 juillet – Un filetage de plus…

Je pensais enfin repartir.
Dernière vérification avant de charger les bagages.
Et là…
Encore un filetage foiré.
Cette fois dans le cadre lui-même.
J’ai d’abord regardé la moto.
Puis le ciel.
Puis la moto.
On a parfois des conversations silencieuses très profondes.
Heureusement, un tourneur-fraiseur de Yaoundé m’a fabriqué un insert en acier impeccable (voir vidéo).
Au final, cette réparation est probablement plus solide que l’origine. Mais cela m’a pris une journée de plus…


5 juillet 2026.

Cette fois-ci, c’est décidé, je repars !!! … 

Mais le matin, je sens une douleur sourde qui s’installe. Une douleur que je ne connais que trop bien depuis l’enfance. Cela a toujours été mon point faible.
Mais j’espère encore éviter la visite fatidique, celle qui me terrifie depuis l’enfance. Mes parents m’y emmenaient deuxfois par mois à une époque. Le trajet était long. 250 km de Bursa à Istanbul. D’autant qu’il n’y avait pas encore de ponts sur le Bosphore. Il fallait donc attendre le ferry. Des heures parfois devant l’affluence. Sous un soleil de plomb. On passait le temps en jouant à la belote. Cela nous avait même valu des problèmes avec la police une fois : ils pensaient que l’on jouait au poker, jeu interdit. Le bon côté, c’était que cela nous permettait d’aller dans deux boutiques que j’affectionnais particulièrement. La première était une boucherie qui vendait un met rare : du porc ! C’était un vrai repas de fête lorsque l’on rentrait. La seconde était la librairie française. J’étais un lecteur passionné et l’on ne repartait jamais sans une bonne dizaine de bouquins. À la fin de mon adolescence, j’en avais dénombré plus de 1000 au total. J’étais capable de lire l’intégrale de Frison-Roche en un ou deux WE. Des livres d’aventures déjà.
Bref, cette douleur, c’est celle d’une carie en train d’apparaître. Les bains de bouche n’y font rien : c’est bien une carie ! Il me faut donc trouver un dentiste.


8/07/2026 – MARABOUTÉ ???….!!!!!

Bon… quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. 😄

Aujourd’hui, c’était donc opération « remise en état du bonhomme » – comprendre visite chez le dentiste !

Carie soignée, gros détartrage (mes dents n’ont jamais été mon point fort… et c’est un euphémisme !!!), et rendez-vous de contrôle vendredi.

Jusque-là, tout va bien.

Enfin… presque.

En rentrant, la moto a décidé qu’elle aussi voulait revoir le mécano….

Nouveau débordement du vase d’expansion du liquide de refroidissement.

Le plus probable est une poche d’air qui termine de s’évacuer après les différentes interventions sur le circuit, donc un simple problème de purge.

Rien de dramatique, mais suffisamment pour me convaincre de repousser encore le départ et de refaire quelques essais autour de Yaoundé.

Mieux vaut découvrir un problème à 10 km de l’hôtel qu’à 500 km au milieu de la forêt équatoriale et je dois être certain que tout va bien avant de repartir.

Le point positif, c’est que cette nouvelle petite panne m’a permis de faire la connaissance d’un motard camerounais en BMW 1200, basketteur d’environ deux mètres, vraiment très sympa.

Il m’a aidé à trouver du liquide de refroidissement pour que je puisse terminer le trajet, et on doit aller boire un verre ensemble très prochainement.

Mais la journée et les galères ne s’arrêtent pas là.

Ça serait trop simple ma bonne dame !

Le soir, mon œil droit se mis à fabriquer des éclairs et des mouches volantes.

Probablement un décollement du vitré, ce qui est normalement bénin… mais il convient de vérifier qu’il n’y ait pas une petite déchirure de la rétine.

Ma nouvelle mission est donc de trouver un ophtalmo en urgence.

Je commence sérieusement à me demander si un marabout n’a pas décidé que je devais absolument prolonger mon séjour à Yaoundé… 😅


9/07/2026 – Interdiction de moto pendant quelques jours.

Le voyage en immersion vous connaissez ?!

Depuis quelques mois, je fréquente assidûment les mécanos africains….

Eh bien, à Yaoundé, j’ai décidé d’innover… et de tester le système médical camerounais !

Hier, je vous racontais que j’étais allé me faire soigner une carie dans une clinique. Tout s’est très bien passé.

Mais le soir, en rentrant, mon œil droit a décidé de me faire une petite frayeur : de grands cercles lumineux, puis, d’un seul coup, une véritable invasion de mouches volantes.

J’en ai plaisanté dans mon post d’hier soir, mais en réalité, ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère.

Il s’agit d’un décollement postérieur du vitré.

Le vitré, c’est le gel transparent qui remplit l’intérieur de l’œil. Avec l’âge – et encore plus quand on est myope – il peut se rétracter et se décoller de la rétine.

En elle-même, ce n’est généralement pas grave. Les éclairs lumineux correspondent au moment où le vitré tire sur la rétine en se décollant, et les fameuses mouches volantes sont les petits résidus qui flottent ensuite dans le vitré. Beaucoup de gens en voient quelques-unes. Hier soir, c’était carrément une nuée de mouches !

Le vrai danger, c’est que le vitré peut parfois déchirer la rétine en se décollant. Si cette déchirure n’est pas prise en charge rapidement, elle peut évoluer vers un décollement de rétine, avec une perte progressive du champ visuel, voire de la vision. C’est d’ailleurs ce qui était arrivé à Eric Doridant il y a quelques années, lors de son retour de Turquie à moto.

Ce genre de situation est donc une véritable urgence médicale : si la rétine est déchirée, il convient de la réparer au laser AVANT qu’elle se décolle vraiment. Cela se traite donc assez facilement si l’on ne tarde pas. Dans le cas contraire**,** les conséquences peuvent être sévères.

Ce matin, j’ai donc réussi à trouver un ophtalmologue recommandé par le consulat de France à Yaoundé. Il m’a reçu en urgence et m’a fait un examen complet avec un fond d’œil…

LA bonne nouvelle : la rétine est parfaitement intacte !

Résultat : un petit traitement, deux ou trois jours de repos, et je pourrai reprendre la route. Franchement, je m’en tire bien, parce que si la rétine avait été touchée, cela aurait probablement signifié plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’arrêt…

En attendant, impossible de toucher à la moto aujourd’hui. Avec les pupilles dilatées après le fond d’œil, je ne supporte absolument pas la lumière. Je me suis donc réfugié dans la pénombre, le temps que ma vision redevienne normale.

Ensuite… retour au programme habituel : essayer de comprendre pourquoi cette fichue moto continue à perdre du liquide de refroidissement !

Pour terminer et puisque je vous parlais d’immersion, voici un petit retour sur mes deux expériences médicales « yaoundaises ».

En quelques jours, j’ai donc eu l’occasion de tester un dentiste, puis un ophtalmologue en urgence. Ça ne fait évidemment pas une étude scientifique, mais ça permet quand même de tirer quelques observations.

Premier point : les délais. Rien à voir avec la France. Pour l’ophtalmologue, il s’agissait d’une urgence et j’ai été reçu en moins d’une heure – le plus difficile a été de réussir à le joindre. Pour le dentiste, j’ai obtenu un rendez-vous sous 24 heures.

Côté installations, la clinique dentaire est très récente. Honnêtement, je n’ai pas vu de différence flagrante avec ce que l’on trouve en France. Peut-être un peu moins de matériel, et encore… En termes d’accueil, d’organisation et de qualité des soins, je n’ai vraiment rien à redire.

L’ophtalmologue, lui, a été remarquable : efficace, très compétent, très clair dans ses explications. Franchement, 10 sur 10.

Pour le dentiste, j’ai été pris en charge par une praticienne encore relativement jeune. À deux ou trois reprises, une consœur plus expérimentée est venue la conseiller. J’ai trouvé cette façon de travailler plutôt rassurante. Au final, on trouve au Cameroun d’excellents praticiens, et surtout avec des délais bien plus courts qu’en France.

Côté tarifs, le détartrage et le soin d’une carie m’ont coûté 110 euros. Quant à la consultation ophtalmologique en urgence, avec examen complet du fond d’œil, elle m’a coûté 74 euros (qui seront normalement remboursés par mon assistance).

Un dernier détail : les médicaments.

Que ce soit l’amoxicilline ou un Doliprane caféiné (les deux présentés sous forme de poudre à diluer), j’ai retrouvé ce goût un peu âcre, un peu désagréable, des médicaments de mon enfance. Un goût que l’on ne connaît pratiquement plus en France. Les laboratoires ont énormément travaillé sur l’appétence : aujourd’hui, la plupart des médicaments sont agréables à avaler.

En Afrique, on va davantage à l’essentiel — question de coût et de pouvoir d’achat. Les molécules sont (je pense) les mêmes, l’efficacité est la même, mais on ne s’embarrasse pas forcément d’arômes ou d’enrobages destinés à masquer le goût.

Résultat : j’ai retrouvé la saveur des médicaments que je prenais quand j’étais gamin. Une petite madeleine de Proust… mais en beaucoup moins agréable !

En conclusion …

Il y a tout de même une chose que je ne peux pas reprocher à ma bonne étoile : elle a le sens du timing.

Elle me laisse accumuler les galères, mais elle veille à ce qu’elles surviennent toujours au bon endroit. La moto qui fait des siennes ? Il y a un mécano. Une dent qui décide de se rebeller ? Il y a un dentiste. Un œil qui se met à voir des feux d’artifice ? Il y a un ophtalmo.

Finalement, j’ai l’impression d’avoir un ange gardien (ou plutôt une… c’est forcément une femme) un peu sadique. Elle adore le suspense, les rebondissements et les montées d’adrénaline… mais elle refuse que ça tourne vraiment mal.

L’amour vache !

Sur ce, je vais aller me mater un film sur l’ordi… « La Chèvre » me paraît être un bon choix…

Et je laisse le mot de la fin à mon plus vieux et meilleur pote (qui n’est pas sur les réseaux, c’est un ours des cavernes … mais il va lire cela normalement …et toc !)

….

« Tu vieillis parce qu’à l’époque tu te serais marié avec la praticienne. »



12/07/2026 – Vais-je enfin repartir ?

Demain, je dois aller faire visite de contrôle chez la dentiste. Théroriquement, je dois y aller à moto… mais cela fait maintenant 3 jours que la couturière retient mon pantalon (moto) en otage… à se demander si elle ne m’en refait pas un neuf !
(ca doit faire la 6 ou 7eme fois que je le fais réparer en qq semaines : il est en fin de vie …)
La moto SEMBLE tourner normalement. J’ai fait plusieurs cycles de chauffage/refroidissement sans soucis… mais je crains un peu le maraboutage qui plane au-dessus de ma tête depuis mon départ d’Abidjan.

Bref… A suivre….

Réparation du pas de vis du cadre en alu :




Sur la route du dentiste :


Galerie photo

Previous Post

You Might Also Like

2 Comments

  • Reply Julien, le papa de Marion 12 juillet 2026 at 13 h 00 min

    Bonjour JJ

    C’est vraiment un plaisir de vous lire, je voyage et m’instruis par procuration.
    J’espère que les semaines qui arrivent seront moins pénibles pour vous et que miss BMW retrouvera sa légendaire fiabilité.

    Bonne continuation !

  • Leave a Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.